A propos

C’est en début des années 90 qu’un médecin ORL de l’Essonne, après l’apparition d’un premier acouphène, a diagnostiqué ma surdité de perception qui s’est rapidement révélée comme évolutive. Appareillée bilatérale dès 1994 avec des contours analogiques d’entrée de gamme, j’ai dû les changer dès 1998 en raison des pertes auditives devenues, d’année en année, plus importantes. C’était la fin de l’époque des appareils analogiques, mais les prothèses auditives numériques n’étaient pas encore suffisamment performantes. C’est pourquoi mon audioprothésiste de l’époque m’avait conseillé des appareils analogiques haut de gamme avec une télécommande (24 000 francs). Heureusement que j’avais une bonne assurance santé complémentaire grâce à mon employeur !

Changement de région

En 1999, mon époux a saisi une occasion professionnelle pour être muté en Gironde. Comme mon métier d’assistante de direction était devenue de plus en plus compliqué en raison de ma surdité, j’ai suivi très volontairement mon mari « en mutation », avec les droits à l’assurance chômage. En effet, il m’avait semblé approprié de changer d’orientation professionnelle pour ne plus devoir répondre au téléphone et assister à des réunions, avec prises de notes. Dès mon arrivée à Bordeaux, j’ai demandé une formation pour devenir secrétaire comptable. A l’issue de cette formation, un hasard a voulu que je rencontre le président de l’association des Suisses de Bordeaux qui m’a fait savoir que le Consulat Général de Suisse cherchait une secrétaire à mi-temps…. J’ai finalement décidé de postuler. Après avoir été assurée que le téléphone ne représentait qu’une part infime de mes tâches sur ce poste, je l’ai accepté. Malheureusement, les 18 mois qui ont suivi m’ont prouvé que mes compatriotes n’avaient pas seulement failli à cet engagement (j’ai dû régulièrement m’occuper du standard téléphonique en l’absence de la secrétaire de direction, alors que d’autres collègues auraient très bien pu le faire !), mais j’ai également fait l’objet de harcèlement moral qui m’ont rapidement conduite à la dépression.

Mon licenciement pour inaptitude au poste en octobre 2002 était finalement une délivrance, d’autant plus que j’étais passée en 2001 par une expérience traumatisante d’un nouvel appareillage auditif, numérique, mais totalement inadapté à ma surdité devenue sévère. Un audioprothésiste bordelais, en difficultés financières, a soutenu que des appareils intra-auriculaires seraient parfaits pour bien comprendre au téléphone, alors que l’effet Larsen s’est rapidement révélé comme extrêmement gênant et par ailleurs, l’augmentation significative de mes acouphènes, directement lié à l’appareillage inapproprié, a rapidement entraîné une dégradation de mon état dépressif. Ce n’est pas parce que l’on s’appelle Bourdin qu’on a le droit de générer des bourdonnements d’oreille, même lorsqu’on a été soutenu par une grande famille d’ORL bordelais …

Une autre vie

Après mon licenciement pour inaptitude au poste et malgré mes recherches d’emploi assidues, il m’était impossible de retrouver un travail. Ma dépression était devenue majeure avec des idées suicidaires récurrentes. Début 2004, même pas 3 ans après mon 3ème appareillage, un professeur ORL du CHU de Pellegrin m’a dit qu’il était impératif de m’appareiller avec des prothèses surpuissantes en contours d’oreille. Après avoir payé 19 000 francs en 2001 pour les intras, il fallait repasser à la caisse en 2004 (2900 euros), ce qui était particulièrement difficile pour notre budget familial en raison de deux étudiants encore à notre charge et mon état de chômeur arrivé en fin de droits.

Ce même professeur m’avait aussi rassurée en me disant que bientôt, la sévérité de ma surdité de perception justifierait une implantation cochléaire, mais personne ne pouvait me dire à quel moment je serai arrivée au stade de cette intervention chirurgicale pouvant changer ma vie ! En attendant, j’avais décidé en 2004, pleinement soutenue par mon époux et nos fils, de créer une association pour personnes devenues sourdes et malentendantes. Cette nouvelle activité m’a grandement aidée pour aller un peu mieux, me concentrer sur autre chose que sur mon simple mal-être, aller de l’avant.

Audition et Écoute 33

Deux implants cochléaires parés de bijoux dorés forment un cœur dans l'intérieur duquel se trouve ma photo

Lors de mes recherches d’emploi, j’étais suivie par une intervenante désignée par Pôle Emploi pour suivre des personnes handicapées. C’est grâce à cette dernière que j’ai rencontré une sourde de naissance qui toutefois s’exprime très bien oralement. Très rapidement, j’ai pu faire la connaissance d’autres personnes, principalement des sourds et malentendants de naissance. Mon audioprothésiste de l’époque m’avait aussi mise en relation avec quelques uns de ses clients malentendants. Après quelques rencontres courant 2004, l’association a été officiellement fondée entre 8 personnes en novembre 2004, dont mon mari entendant et moi-même, fondatrice et première présidente pendant environ 12 ans.

Grâce à ces activités associatives, j’ai fait la connaissance de personnes implantées cochléaires dont un homme de l’Essonne qui m’avait vivement conseillé de demander à mon médecin généraliste un courrier pour la CPAM afin que celle-ci évalue mon éventuelle mise en invalidité. J’ai suivi son conseil et en avril 2005, j’ai appris que j’étais mise en invalidité rétroactivement à partir de décembre 2004. Quel soulagement !!!

L’année 2005 était consacrée au travail associatif sans que je sois obligée de rechercher un nouvel emploi et bien entendu, Audition et Écoute 33 a rapidement grandi grâce à mon implication totale. Je ne me doutais pas encore que très rapidement, ma surdité devait encore s’aggraver ce qui a conduit à ma première implantation cochléaire en janvier 2006 et à une véritable renaissance !

A partir de l’année 2006, ma dépression avait complètement disparu grâce à une nouvelle vie ! Je vous invite à suivre cette étape de ma vie de l’autre côté du blog !

Ma famille

Si du côté de mes oreilles, ma vie n’a pas toujours été simple, j’ai eu beaucoup de chance du côté affectif et familial ! Et après tout, c’est cela, le plus important !

Je suis mariée avec Mustapha depuis 1980. Nous formons non seulement un couple heureux, mais nous avons aussi la chance d’avoir beaucoup d’intérêts en commun. La principale source de la longévité de notre couple est certainement notre foi en Jésus-Christ que nous vivons tous les deux comme une expérience personnelle très forte depuis notre adolescence. C’est la base, la dalle en béton, sur laquelle nous avons construit ensemble notre vie de couple. Ces valeurs partagées nous ont conduits à toujours décider ensemble l’orientation de notre vie, de nos activités et de nos engagements. En 1982 et 1984, nous avons eu la joie d’accueillir deux fils dans notre vie qui font notre joie encore aujourd’hui, alors qu’ils sont devenus des hommes. Nous restons très proches les uns des autres bien que nos deux fils habitent pour des raisons professionnelles depuis de nombreuses années en région parisienne. Les vacances scolaires sont toujours l’occasion de nous retrouver dans notre maison en région bordelaise, autour de nos deux petites-filles, venues compléter notre famille en 2013 et 2015. L’arrivée du Covid-19 a été pour notre famille plutôt positive puisque le télétravail a permis des retrouvailles longues qui, sans cette pandémie, n’auraient pas été possibles.

Je remercie du fond de mon cœur mon époux ainsi que nos deux fils Emmanuel et Micaël pour leur amour et leur soutien inconditionnels tout au long de ces années très difficiles où mon handicap auditif a négativement impacté ma vie d’épouse et de maman. Je vous aime tant !!!

Mes intérêts personnels

Ma famille est ce qui m’est le plus chère ! Il n’est donc pas étonnant que j’aime le « mode mamie » (garder mes petites-filles) ce qui arrive très régulièrement. Mais lorsque j’ai du temps libre pour moi, j’ai quelques préférences pour passer mon temps.

On m’appelle souvent « la Geek » parce que ma famille, nos proches, nos voisins, nos amis savent tous que j’aime beaucoup l’Informatique.

  • Créer des sites web est devenu l’un de mes passe-temps favoris, puis
  • suivre les évolutions technologiques du web (en particulier WordPress et ses extensions).

    Mais j’aime aussi beaucoup
  • la photo (photographe amateure sans prétention !),
  • les animaux,
  • regarder des bons documentaires sur de nombreux sujets,
  • la lecture (ma liseuse m’accompagne un peu partout).

J’ai la chance d’avoir un mari qui est une véritable « encyclopédie ambulante » et j’avoue que je m’appuie beaucoup sur lui pour ma culture générale. Il sait tellement bien résumer là où il me faudrait investir beaucoup de temps pour apprendre ce que lui, il connaît par cœur. C’est une chance de pouvoir débattre ainsi avec son conjoint et aussi en famille, car nos fils ont hérité de leur père cet amour du débat.

J’ai intitulé ce blog « Envie de Partager », parce que j’aime effectivement partager mes connaissances, un petit moment convivial à bavarder ou simplement partager un petit bonheur vécu grâce à une belle fleur photographiée quelque part ou grâce à un animal que j’ai pu observer. Je suis une extravertie, connue comme quelqu’un de généreux qui aime aider les autres, notamment pour l’informatique ou pour créer des affiches, des cartes de visite et bien d’autres documents.