Bien entendre, c'est mieux vivre !
Vie sociale et culturelle
Quand la vie sociale s’appauvrit, il faut réagir ! Les personnes souffrant de troubles de l’audition vivent souvent une vie sociale réduite et dans les cas graves, la surdité peut complètement désocialiser l’individu. On ne le répétera jamais assez dans ces pages que seul l’appareillage précoce évitera ou limitera fortement l’exclusion sociale.

Les manifestations bruyantes (concerts, fête de la musique, événements familiaux comme des mariages, mais aussi le cinéma ou des activités sportives dans une ambiance bruyante) ne peuvent plus être appréciées par la personne souffrant de surdité, d’acouphènes et/ou d’hypersensibilité au bruit. Les proches qui tentent à tout prix d’inciter la personne malentendante à pleinement participer à tel événement ou telle manifestation, sont généralement totalement inconscients de la souffrance induite par le bruit ou encore par l’isolement tout en étant parmi les membres bien-aimés de sa propre famille.
Pourtant, la personne malentendante doit lutter contre elle-même pour éviter la désocialisation qui à terme lui est vraiment préjudiciable, surtout en prenant de l’âge où l’isolement est encore plus important que pendant les jeunes années de la vie.
Militer pour une meilleure considération du handicap auditif
Dans les communes où des malentendants et sourds ont décidé de militer pour obtenir une meilleure prise en considération de leur besoin en films en VFST, on assiste parfois à la banalisation de ce mode de diffusion. Certaines directions de cinéma font valoir que les clients entendants n’aiment pas regarder des films sous-titrés parce que cela les dérangent dans leur concentration….! Il ne faut alors surtout pas se décourager, mais insister sur le fait que la loi du 11 février 2005 ne peut pas être ignorée. Elle précise dans les détails l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
L’idéal pour la personne malentendante serait de disposer d’un accessoire sans fil fonctionnant avec ses propres appareils de correction auditive. Si on a vécu une vie culturelle riche avant d’être atteint de surdité et autres troubles de l’audition, on est d’autant plus décidé à faire des sacrifices par ailleurs afin de pouvoir s’équiper d’aides techniques qui facilitent le maintien dans une vie culturelle active et riche.
Chacun doit trouver ce qui lui convient le mieux ! Les associations de personnes malentendantes peuvent parfois dispenser des conseils judicieux pour trouver des solutions satisfaisantes.
Concerts, soirées dansantes, chorales…

Les personnes devenues sourdes sont souvent très frustrées du fait que la musique a perdu toute sa saveur à cause des baisses et autres troubles de l’audition. Assister à un concert, faire partie d’un club de danse ou d’une chorale, aller avec des amis en discothèque, etc. sont devenues des activités de loisirs quasiment impossibles. Plus les pertes auditives sont importantes, moins la musique peut encore être appréciée. La surdité de perception, de loin la plus fréquente, se caractérise par des pertes les plus importantes dans les fréquences aiguës ce qui rend la tonalité de la musique bien différente de ce que le devenu sourd avait connu avant la survenue du handicap auditif.
Déception, frustration et mal-être sont la cause du retrait progressif de ces activités avant que la surdité devenue plus importante les rende parfois totalement impossibles.
Pour continuer à profiter encore un peu de l’écoute de la musique, un dispositif Bluetooth permet d’écouter ses morceaux préférés dans les meilleures conditions encore possibles. La musique est alors diffusée directement dans l’aide de correction auditive, sans pertes du signal sonore dues à la distance entre la source (radio, baladeur, etc.) et l’oreille du malentendant. L’audioprothésiste est le mieux placé pour conseiller l’accessoire ou l’aide technique adaptée.
Visites de musées et d’expositions
Heureusement, il y a un tas d’autres activités culturelles que les personnes malentendantes peuvent faire sans trop de gênes en raison de leur pathologie auditive. De plus en plus de musées proposent des audioguides, un dispositif où les commentaires du guide sont enregistrés. Renseignez-vous à l’accueil sur les dispositifs proposés pour bien accueillir les malentendants et sourds.
Des expositions, des salons du livre, des bibliothèques/médiathèques, etc., donnent aux déficients auditifs de multiples occasions de vivre une vie culturelle et sociale tout en s’exposant un peu moins à des niveaux sonores ressentis comme gênants et ne demandant pas des efforts de concentration trop pénibles.

